Gran Sabana & Caraïbes

Publié le par Anne-So et Dam

Ouf, nous voilà de retour dans notre bonne vieille Caracas après quelques 43 heures de bus au total, sans compter les heures de 4x4 ou diverses embarcations.


Pour reprendre depuis le début, nos congés sont tombés au milieu de la Semaine Sainte, semaine où tous, mais alors Tous les vénézuéliens partent en vacances. Indécis jusqu’au bout quant au choix de la destination, notre aventure commence le lundi 2 avril à 11 heures à la Bandera, gare routière de Caracas, célèbre pour ses ténors hurlant toutes les villes du Venezuela.

 

Nous réservons finalement un billet à midi, départ prévu pour 16h. Dans nos têtes, c’est le branle-bas de combat. Il faut se préparer à 21 heures de bus et à une semaine de vacances à l’autre bout du pays sans aucune organisation préalable. Manque de chance, même le retrait de notre paye mensuelle se transforme en calvaire au milieu de tous les futurs vacanciers faisant comme nous.

 

Bref, on ne se décourage pas et à 16h tapantes nous nous perdons dans Petare (plus grand barrio de Caracas) et rejoignons in extremis le terminal Oriente. C’est parti…

 


Nous arrivons à 14h le lendemain à Santa Elena quelque peu déboussolés mais fort reposés. Il pleut et nous montons dans la benne d’un pick-up pour rejoindre le centre ville. Guide dans les mains, nous nous mettons à la recherche active d’une posada. Après dix « Todo esta full », nous sommes sauvés, il reste une chambre au César (pas le Palace, eau froide sortie d’un tuyau d’arrosage, chambre spartiate, le bonheur). Après une journée d’adaptation et de préparation de nos aventures à venir, nous partons comme tout le monde avec un guide pour un trip d’une journée à « El Pauji », village soi-disant hippie… Et quand on grimpe en haut de la montagne, voilà le panorama, une mer de forêt tropicale à perte de vue, tranchant totalement avec les paysages de la Gran Sabana. Comparaison à l’appui :

 


Le soir, nous rencontrons 6 jeunes fatigués à une pizzeria, c’est Camille, Marion et les colocs qui viennent de redescendre de leur treck du Mont Roraima, le troisième plus difficile d’Amérique du Sud, qui plus est sous la pluie. En tout cas, ça se voit, ils ont galéré mais ne regrettent rien de cette expérience magique… On passe donc la soirée avec eux à la bière et aux cuba libres.

 

Le lendemain, rebelote, on part vers le Nord, pour le cœur de la savane, ses cascades, ses paysages grandiloquents, ses roches barbiesques et sans oublier ses touristes… Matez un peu le gros travail, on ne les voit presque jamais sur les photos. Voilà donc une journée hallucinante de beauté. Et le soir,on retrouve nos compères.

 

 

Ensuite c’est la grande séparation : ils retournent su Caracas et nous, nous attendons toute la journée à ne rien faire, tels des papys corses assis sur notre banc de la Posada « Michelle », oui on a changé entre temps, l’eau y est un chouilla plus chaude.

 

C’est donc reparti pour 9 heures de bus de nuit dans des conditions exécrables, Anne-So se faisant écraser par son voisin et Damien se réveillant avec une bosse ouverte au milieu du front. Nous avons découvert les joies du bus amérindien appelé ailleurs Taxi Brousse ; le seul encore disponible pour nous emmener jusqu’à Ciudad Bolivar (au centre est du pays). De là, nous repartons directement pour Puerto la Cruz, station balnéaire connue comme étant le port de transit pour l’île de Margarita. Nous n’y allons pas, nous préférons reprendre un bus pour Santa Fé, petit village de pêcheur transformé en plage festive durant cette semaine. Heureusement qu’avec tous nos périples, nous n’y arrivons que le dimanche soir, veille de la désertification du lieu.

 


A ce moment commence les vacances de rêve : posada les pieds dans l’eau, petits déjeuners gargantuesques, nouveaux moyens de transport (barques de pêcheurs), îles magnifiques avec barrières de corail et lagons turquoises, dauphins etc. Un séjour de deux jours dans les Caraïbes quoi !


 

Tout aurait été au top, si un pêcheur organisant la sortie ne s’était pas foutu de nous ouvertement et si nous n’avions croisé un cafard et une souris dans notre chambre. Que voulez-vous, ce sont les aléas des petits budgets !

 

Ben là vous savez tout. Confirmation que le Venezuela est sublime et qu’il offre une multitude de destinations de rêve, pas chères et combinant sport et farniente.

 


Pour info, si un routard croise la route de notre blog :

 

Transports :  Caracas - Santa Elena                      94 000 Bs

                        Santa Elena - Ciudad Bolivar         40 000 Bs     

                        Ciudad Bolivar - Puerto la Cruz     30 000 Bs

                        Puerto la Cruz - Santa Fé                  2 500 Bs

                        Puerto la Cruz - Caracas                  35 000 Bs       

 

Posadas :         Santa Elena            30 000 Bs / nuit au César

                                                           20 000 Bs / nuit chez Michelle (recommandé)

                          Santa Fé                  25 000 Bs / nuit au Cochaima (recommandé aussi)

 

Excursions :      Santa Elena -    El Pauji                    100 000 Bs

                                                       Gran Sabana          120 000 Bs

                            Santa Fé -         La Piscina                 20 000 Bs

                                                       Islas Caracas            30 000 Bs

Publié dans Not' vie

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S
très beau blog. ça donne envie... de voyager de rêver, de partir...<br /> Sabine
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M
ce séjour a vraiment l'air d'être merveilleux, vous allez revenir avec des millions de bonheurs dans les yeux et dans le coeur...<br /> Bravo pour toutes ces aventures
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